Javascript: le langage de programmation dominant ?

Javascript est-il, ou va-t-il devenir, le langage de programmation dominant ?

Avec les besoins de plus en plus grands de mobilité, d’interopérabilité et d’expérience utilisateur, Javascript devient presque omniprésent. Celui qui agrémentait autrefois par une petite animation une page web devient le cœur du développement d’applications complexes avec des performances quasi natives y compris pour la 3D et les jeux (voir le travail de Mozilla dans le domaine).

Avec des projets comme JQuery, Node.js, angular.js, ou le framework Mithril, le Javascript permet à la fois le développement d’applications clientes riches et indépendantes de la plate-formes (mobile ou desktop) et d’applications serveurs.

Voir aussi:

L’open source se répand dans les entreprises, et plus seulement pour des raisons de coût

Selon une enquête effectuée par la Linux Foundation auprès d’entreprises actives dans le domaine du développement logiciel, la réduction des coûts n’est plus que la troisième raison pour laquelle des entreprises choisissent de collaborer au développement de logiciels libres. Les deux premières raisons sont « l’accélération du développement des produits et de l’innovation » et « l’ouverture et la possibilité de modifier le code et d’influencer son développement ». De quoi être optimiste ;-)

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Profiler : comment notre ordinateur nous manipule

Un intéressant article du Monde sur le ciblage publicitaire de nos visites sur le web. Petit extrait :

« Afin d’affiner le ciblage, les publicitaires croisent les cookies avec d’autres données récoltées sur Internet : votre adresse IP (Internet Protocol, qui identifie et localise votre ordinateur), votre langue usuelle, vos requêtes sur les moteurs de recherche, le modèle de votre ordinateur et de votre navigateur, le type de votre carte de crédit… Si vous avez livré des informations nominatives – en faisant un achat ou en remplissant un questionnaire –, elles seront également exploitées. Parfois, vos données Internet seront croisées avec d’autres, provenant du monde réel – relevés de cartes bancaires, tickets de caisse, déplacements de votre téléphone…  »

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2014/04/10/big-brother-ce-vendeur_4399335_651865.html

L’informatique peut-elle mettre en péril l’environnement ?

Extraits d’un billet intéressant du blog d’Emmabuntüs, la distribution GNU/Linux d’Emmaüs, Le numérique peut-il mettre en péril l’environnement ?, menant une réflexion sur les relations entre l’écologie et le monde informatique suite à la fin du support de Windows XP (qui, pour celles et ceux qui l’utilisent encore, représente une bonne occasion de passer à GNU/Linux!) :

Comme les autres entreprises de ce secteur, Google (ou la route de la servitude), Apple (obsolescence programmée), Microsoft veut reprendre le contrôle sur les utilisateurs, et les forcer à changer de système d’exploitation. Cela va forcément entraîner un changement de machines, car très peu de ces machines sont capables d’accepter le nouveau système d’exploitation, et même si cela était le cas, combien de ces utilisateurs sont capables d’effectuer eux-mêmes cette migration ?

(…)

Déjà l’utilisation du numérique à outrance dans nos sociétés modernes posent de gros problèmes environnementaux et sociaux à chacune des 5 étapes du cycle de vie de ces équipements d’après l’exposition du Groupe Ecoinfo du CNRS réalisée pour le Salon Primevère 2014, et en voici un rapide résumé alarmant :

  • Matières premières : l’épuisement géologique nous avons déjà exploité 66 % de métaux rares facilement accessibles, et cela induit déjà des conflits (Congo) et sera source des conflits de demain.

  • Transports : l’accélérateur du changement climatique par l’émission de CO2.

  • Fabrication : le plus grand consommateur d’énergie fossile, ou il faut brûler de l’ordre de 600 fois le poids d’une puce électronique contre 200 fois lors de son utilisation. Elle induit aussi des conditions de travail souvent inhumaines.

  • Utilisation : la consommation de l’équipement n’est que la partie visible de l’iceberg énergétique. L’ensemble de cette consommation représente 10 % de la consommation mondiale d’électricité, et si c’était un pays il serait le 5 ème consommateur mondial.

  • Déchets : le recyclage n’est qu’un mirage. Des 60 produits utilisés dans un smartphone uniquement 20 peuvent être récupérés avec les meilleures technologies du monde, et dans les faits c’est 4 ou 5 qui sont récupérés sur le 1/3 des déchets DEEE récupérés en France !

(…)

Cela n’est pas une fatalité, et il est encore possible de pouvoir continuer d’utiliser votre machine, en utilisant à la place de Windows XP, une distribution (système d’exploitation) Linux développée à base de logiciels libres. Cela vous permettra :

  • De prolonger la durée de vie de votre machine. (…)
  • D’avoir un système mieux protégé (…)
  • De reprendre le contrôle de votre informatique (…)

Lire l’intégralité du billet : Le numérique peut-il mettre en péril l’environnement ?

Voir aussi : L’empreinte écologique d’Internet

Le site internet d’Emmabuntüs: www.emmabuntus.org, distribution GNU/Linux qui a été « conçue pour faciliter le reconditionnement des ordinateurs et aussi prolonger la durée de vie du matériel pour limiter le gaspillage entraîné par la surconsommation de matières premières ».

Framapad : 3 tutoriels vidéos en situation d’éducation

Framapad c’est l’équivalent de G**gle D*cs[1] dans les logiciels libres pour la partie traitement de texte. Étant bien implanté dans le monde de l’éducation, des tutoriels vidéos ont été créés.

Voici des vidéos :

Créer et utiliser un document collaboratif avec Framapad !

Pourquoi se créer un compte « Framapad » ?

Framapad : un exemple de travail collaboratif avec des élèves de 6e

Source: Framapad : 3 tutoriels vidéos en situation d’éducation (Framablog.org)


[1]: voir l’article précédent: Alternative libre à Google Docs

Page 12 du moteur de recherche

Je viens de revoir cette vidéo sur TED de Eli Pariser sur les dangers des « filter bubbles », c’est à dire la personnalisation des informations qui nous sont montrées par les moteurs de recherche, les réseaux sociaux, etc. Ok, c’était il y a 3 ans, mais je trouve que l’argument reste actuel.

Et ça me donne envie de (re)sortir de ma bulle, mais comment? Bon, déjà savoir qu’on est dans une bulle, est un bon début. Mais que faire? Aller à la page 12 d’une recherche Google, Bing, Yahoo ou autres? Changer de moteur de recherche de temps en temps (p.ex. duckduckgo), en allant explorer des sources d’informations différentes, voir en dehors de ma « zone de confort »? Aller voir ce que font les amis qui sont tout en bas de ma liste dans les réseaux sociaux? Lire des journaux imprimés différents?
Pariser propose quelques pistes sur son site www.thefilterbubble.com.
Mais, est-ce qu’on peut vraiment sortir de sa eBulle?

gargl : utiliser des données web sans API

De nombreux sites web affichent des données qui peuvent vous intéresser (comme par exemple les moyennes de températures dans le canton), mais ne proposent pas d’API pour les extraire automatiquement.

Il est toujours possible d’écrire du code (voir par exemple http://blog.martignoni.net/2013/08/temperatures-une-visualisation-interactive/), mais ce n’est pas toujours facile.

Gargl est un générateur d’API sans programmation. Après installation d’une extension dans le navigateur Chrome, il est possible d’enregistrer et de générer des commandes en Java ou javascript (actuellement).

Un outil prometteur à suivre, qui est pour l’instant gratuit, contrairement à un de ses concurrent : Kimono.