Raconter une histoire sur le web

Avec le développement des technologies web, il est devenu possible de créer des web-documentaires (ou documentaires interactifs) : des documentaires « enrichis » combinant textes, photos, vidéos, sons et animations de manière interactive, et visibles sur internet. Le site Making & Telling Stories That Matter en présente quelques exemples assez impressionnants. Jetez par exemple un coup d’oeil à Snow Fall, réalisé par le New York Times, qui raconte l’histoire de 16 skieurs emportés par une avalanche. Ou encore Killing Lincoln (National Geographic), qui raconte l’assassinat du président Lincoln.

Pour d’autres exemples, voir aussi Designing Online Documents. Ce site présente également  une liste d’outils permettant de créer de tels documentaires, par exemple Aesop Story Engine, une série de plugins (gratuits) pour WordPress.

Situations-Technologies mobiles d’apprentissage à haut potentiel pour l’Université

Notre recherche « Mobility and ubiquity ressources for learners and teachers » (faite dans le cadre du projet Learning Infrastructure) est terminée. L’un de nos buts était de déterminer des usages de technologies mobiles ayant un grand potentiel d’utilisation dans des situations d’apprentissage et d’enseignement.

Un billet précédent de notre blog (19.12.2013) faisait état des premiers résultats de cette analyse. Nous pouvons maintenant vous faire part des résultats complets trouvés. Ci-dessous les conclusions globales du rapport final du projet « Exploration of high potential in Mobile Learning Technologies-Situations for Higher Education« .

A conclusion of our survey is that the potential of mobile learning is installing in the Higher Education context. A first direction of mobile potential is to let students come in the classroom with their mobiles. Without much work, mobile situations-technologies can be made available around the classroom. Even if little use is then made of the portability of mobile devices, various “mobile” scenarios can play a valuable role in instructionist settings as enrichers of a blended learning environment. Different learning activities can be developed: podcasts about course activities (information and awareness functions); podcasts and textbased minilessons for lectures’ extension, mostly after the classroom (repetition and memorization functions); students’ progress monitoring and/or quizzes about learning objectives (formative evaluation function).

Our survey also indicates that a second big potential of mobile learning technologies is to develop more situated, constructionist and collaborative approaches. Considering the examples that were given above, it needs to be acknowledged that this second direction is based on learning and teaching scenarios that are rarely typical in higher education today. Representative
environments of the current education are organized in standardized classrooms and libraries which hardly provide affordances for situated, collaborative and constructionist learning.

It means that mobile devices can help to open up these narrow teaching centred settings and connect them with the outer world. However, it should become clear that the key in achieving these goals is not the implementation of mobile technologies, but the creation of rich pedagogical scenarios, linking the different strategies outlined in this survey, and the training to make people aware of their potential.

Test de l’application BoGart, parcours thématiques dans le Jardin Botanique

Avec le marché de printemps du Jardin Botanique de l’Université de Fribourg qui aura lieu samedi prochain (le 10.05.2014) de 9h à 16h, nous testons plus en avant notre application BoGart sur les parcours thématiques avec smartphone. Elle permet de découvrir les plantes du jardin en suivant différents circuits grâce à un smartphone et aux QR Codes placés à côté des plantes concernées. La nouveauté dans l’application est l’ajout d’informations quant à la direction à suivre pour atteindre la prochaine plante.

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Javascript: le langage de programmation dominant ?

Javascript est-il, ou va-t-il devenir, le langage de programmation dominant ?

Avec les besoins de plus en plus grands de mobilité, d’interopérabilité et d’expérience utilisateur, Javascript devient presque omniprésent. Celui qui agrémentait autrefois par une petite animation une page web devient le cœur du développement d’applications complexes avec des performances quasi natives y compris pour la 3D et les jeux (voir le travail de Mozilla dans le domaine).

Avec des projets comme JQuery, Node.js, angular.js, ou le framework Mithril, le Javascript permet à la fois le développement d’applications clientes riches et indépendantes de la plate-formes (mobile ou desktop) et d’applications serveurs.

Voir aussi:

L’open source se répand dans les entreprises, et plus seulement pour des raisons de coût

Selon une enquête effectuée par la Linux Foundation auprès d’entreprises actives dans le domaine du développement logiciel, la réduction des coûts n’est plus que la troisième raison pour laquelle des entreprises choisissent de collaborer au développement de logiciels libres. Les deux premières raisons sont « l’accélération du développement des produits et de l’innovation » et « l’ouverture et la possibilité de modifier le code et d’influencer son développement ». De quoi être optimiste ;-)

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Profiler : comment notre ordinateur nous manipule

Un intéressant article du Monde sur le ciblage publicitaire de nos visites sur le web. Petit extrait :

« Afin d’affiner le ciblage, les publicitaires croisent les cookies avec d’autres données récoltées sur Internet : votre adresse IP (Internet Protocol, qui identifie et localise votre ordinateur), votre langue usuelle, vos requêtes sur les moteurs de recherche, le modèle de votre ordinateur et de votre navigateur, le type de votre carte de crédit… Si vous avez livré des informations nominatives – en faisant un achat ou en remplissant un questionnaire –, elles seront également exploitées. Parfois, vos données Internet seront croisées avec d’autres, provenant du monde réel – relevés de cartes bancaires, tickets de caisse, déplacements de votre téléphone…  »

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2014/04/10/big-brother-ce-vendeur_4399335_651865.html

L’informatique peut-elle mettre en péril l’environnement ?

Extraits d’un billet intéressant du blog d’Emmabuntüs, la distribution GNU/Linux d’Emmaüs, Le numérique peut-il mettre en péril l’environnement ?, menant une réflexion sur les relations entre l’écologie et le monde informatique suite à la fin du support de Windows XP (qui, pour celles et ceux qui l’utilisent encore, représente une bonne occasion de passer à GNU/Linux!) :

Comme les autres entreprises de ce secteur, Google (ou la route de la servitude), Apple (obsolescence programmée), Microsoft veut reprendre le contrôle sur les utilisateurs, et les forcer à changer de système d’exploitation. Cela va forcément entraîner un changement de machines, car très peu de ces machines sont capables d’accepter le nouveau système d’exploitation, et même si cela était le cas, combien de ces utilisateurs sont capables d’effectuer eux-mêmes cette migration ?

(…)

Déjà l’utilisation du numérique à outrance dans nos sociétés modernes posent de gros problèmes environnementaux et sociaux à chacune des 5 étapes du cycle de vie de ces équipements d’après l’exposition du Groupe Ecoinfo du CNRS réalisée pour le Salon Primevère 2014, et en voici un rapide résumé alarmant :

  • Matières premières : l’épuisement géologique nous avons déjà exploité 66 % de métaux rares facilement accessibles, et cela induit déjà des conflits (Congo) et sera source des conflits de demain.

  • Transports : l’accélérateur du changement climatique par l’émission de CO2.

  • Fabrication : le plus grand consommateur d’énergie fossile, ou il faut brûler de l’ordre de 600 fois le poids d’une puce électronique contre 200 fois lors de son utilisation. Elle induit aussi des conditions de travail souvent inhumaines.

  • Utilisation : la consommation de l’équipement n’est que la partie visible de l’iceberg énergétique. L’ensemble de cette consommation représente 10 % de la consommation mondiale d’électricité, et si c’était un pays il serait le 5 ème consommateur mondial.

  • Déchets : le recyclage n’est qu’un mirage. Des 60 produits utilisés dans un smartphone uniquement 20 peuvent être récupérés avec les meilleures technologies du monde, et dans les faits c’est 4 ou 5 qui sont récupérés sur le 1/3 des déchets DEEE récupérés en France !

(…)

Cela n’est pas une fatalité, et il est encore possible de pouvoir continuer d’utiliser votre machine, en utilisant à la place de Windows XP, une distribution (système d’exploitation) Linux développée à base de logiciels libres. Cela vous permettra :

  • De prolonger la durée de vie de votre machine. (…)
  • D’avoir un système mieux protégé (…)
  • De reprendre le contrôle de votre informatique (…)

Lire l’intégralité du billet : Le numérique peut-il mettre en péril l’environnement ?

Voir aussi : L’empreinte écologique d’Internet

Le site internet d’Emmabuntüs: www.emmabuntus.org, distribution GNU/Linux qui a été « conçue pour faciliter le reconditionnement des ordinateurs et aussi prolonger la durée de vie du matériel pour limiter le gaspillage entraîné par la surconsommation de matières premières ».